La Ville Gatineau veut expulser le restaurant Du coeur au ventre du Centre sportif

Camille Turgeon | 6 août 2026

La Ville de Gatineau a décidé de se tourner vers la Cour supérieure du Québec pour forcer France Dallaire, la propriétaire du restaurant-traiteur au Centre sportif de Gatineau, de quitter les locaux, chose qu’elle devait faire avant le 15 juillet.

Selon les documents judiciaires, un projet pilote avait d’abord permis à la restauratrice d’occuper les lieux en 2023.

Un bail aurait ensuite été proposé avec un loyer fixé à 300 $ par mois auquel devaient s’ajouter des redevances de 5 % sur les ventes brutes du casse-croûte et des machines distributrices.

Toutefois, selon la Ville, les discussions entourant ce bail n’auraient jamais mené à une entente, et depuis, l’administration municipale affirme avoir toléré l’occupation des lieux.

Enfin, depuis juin dernier, Gatineau souhaite mettre fin à la situation et a demandé à Mme Dallaire de quitter les lieux, ce qu’elle n’aurait toujours pas fait, selon la Ville.

La Ville s’est donc tournée vers les tribunaux afin d’obtenir une éviction immédiate et un remboursement de plus de 10 000 $ en loyers impayés et des frais judiciaires, puisque seuls deux paiements de 300 $ auraient été effectués depuis de l’occupation.

Quant à la restauratrice en question, par l’entremise de son avocate, elle conteste la version qui a été présentée par la Ville.

La défense soutient que ce sont des allégations qui seraient fausses ou trompeuses, que le portrait des événements serait incomplet et que la situation porte atteinte à sa réputation.

En ce sens, avant le litige, la restauratrice avait été reconnue par la Ville de Gatineau pour son implication dans la création d’une aire de restauration au Centre sportif.

Mme Dallaire a affirmé avoir toujours agi de bonne foi. Ainsi, elle entend contester vigoureusement la procédure afin de faire valoir sa version des faits devant les tribunaux.

Du côté de la Ville de Gatineau, on ne commentera pas davantage le dossier.

La cause doit être entendue devant la Cour supérieure du Québec le 31 août prochain.

Avec les renseignements de Marika Gauthier.