Vacances de la construction : un bilan qui appelle à la prudence
Camille Turgeon | 4 août 2026
Le Québec dresse un bilan légèrement plus encourageant sur les routes pendant les vacances de la construction, avec une baisse du nombre de décès par rapport à l’an dernier.
Collisions mortelles
Plusieurs tragédies se sont tout de même déroulées avec 18 décès lors de 15 collisions à l’échelle de la province, dont la majorité qui sont survenues pendant la première semaine des vacances de la construction.
Après la première semaine, la Sûreté du Québec et plusieurs de ses partenaires ont redoublé d’effort et ont multiplié les messages de prévention auprès de la population, ce qui aurait réduit les accidents au cours de la deuxième semaine.
Selon le porte-parole de la Sûreté du Québec en Outaouais, Marc Tessier, sept décès seraient des jeunes de moins de 25 ans.
Dans le territoire de la Sûreté du Québec Outaouais-Laurentides, cinq personnes sont décédées, soit quatre dans des accidents sur le réseau routier et une autre lors d’un accident de véhicule tout-terrain.
En 2025 et en 2024, c’était quatre et cinq décès respectivement pendant cette même période.
Malgré tout, les enquêtes démontrent qu’au moins un facteur humain est en cause dans l’ensemble des collisions mortelles recensées.
Noyades
Du côté des plans d’eau, une dizaine d’adultes ont perdu la vie par noyade au Québec durant la période des vacances de la construction.
En Outaouais, une noyade a malheureusement été recensée le 1er août, à Otter Lake, dans la MRC de Pontiac.
Deux personnes se trouvaient à bord d’une embarcation lorsqu’elle a chaviré. L’une d’elles a réussi à atteindre la rive, mais l’autre est demeurée introuvable pendant de nombreuses heures.
La Sûreté du Québec a été appelée sur les lieux vers 11 h 30 pour aider avec les recherches, qui se sont poursuivies tout au long de la journée.
Enfin, en soirée, les plongeurs de la SQ ont retrouvé un homme dans la trentaine, décédé.
« On a vu cette année des noyades où la veste de flottaison aurait fait la différence entre la chute par dessus bord et l’anecdote à raconter plutôt que la chute par dessus bord et malheureusement, le décès. Puisqu’on le voit, là, même une planche à pagaie, vous pouvez très bien tomber de la planche à pagaie et ne jamais remonter à la surface. »
Raynald Hawkins, directeur général, Société de sauvetage du Québec.
Même si les vacances de la construction sont terminées, les autorités appellent à la prudence, puisque bon nombre de personnes sont toujours en congé.
Avec les renseignements de Marika Gauthier.