Ingénieurs en grève : Plusieurs projets paralysés en Outaouais

Camille Turgeon | 30 juillet 2026

Le 6 juillet, près de 1 900 ingénieurs du gouvernement du Québec, dont une trentaine en Outaouais, ont déclenché une grève générale illimitée : ils sont sans convention collective depuis mars 2023.

Ils réclament notamment des augmentations salariales, mais les pourparlers piétinent, puisque le gouvernement provincial négocie de mauvaise foi, selon un jugement récemment rendu par le tribunal.

Cette grève entraîne des répercussions concrètes sur l’avancement et la réalisation de projets d’infrastructures en Outaouais.

Tous les chantiers qui ne sont pas entamés d’ici la mi-août et dont les délais excèdent 12 semaines seront reportés à l’année prochaine.

Ainsi, la réfection du chemin Old Chelsea, le réaménagement du pont Alonzo et la réfection du muret de soutènement et les réparations extérieures à l’École du Grand-Boisé sont quelques exemples de projets qui pourraient être retardés si les négociations n’aboutissent pas.

Le remplacement du tablier du pont sur le chemin de la Rivière, au-dessus du ruisseau Meech, est déjà reporté à l’année prochaine.

Qui plus est, selon le président de l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec, lorsque des projets sont reportés, les fonds qui leurs étaient dédiés sont transférés à d’autres projets, dont ceux situés dans les grands pôles urbains, où les chantiers roulent déjà et où l’apport d’un ingénieur n’est pas nécessaire.

« On s’excuse pour les dommages [collatéraux] que notre grève fait. »
Marc-André Martin, président de l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec.

Du côté de Gatineau, pour l’instant, la grève n’aurait pas eu de répercussions sur les travaux municipaux déjà en chantier.

La Ville constate toutefois des délais plus longs dans le traitement de certaines demandes essentielles et concernant des permissions de voirie.

Ces délais pourraient avoir des conséquences sur le lancement de certains appels d’offres et devront être pris en compte dans la planification des projets à venir.

Avec les renseignements d’Amanda Moisan.