Le phénomène des « faux Ontariens » s’est estompé

Camille Turgeon | 23 juillet 2026

Depuis le lancement de l’opération au printemps 2025 qui vise les résidents de Gatineau qui conservent illégalement une plaque d’immatriculation ontarienne afin de payer moins de frais, 2 880 requêtes ont été reçues par le Service de police de la Ville de Gatineau.

La vague de plaintes était si importante que deux policiers avaient été affectés à ces opérations pour mener des enquêtes.

Depuis, environ 1 000 de ces requêtes ont été fermées : certaines puisqu’elles sont des doublons, d’autres parce que les propriétaires se sont conformés aux règlements.

Parmi les dossiers, 220 ont été transmis à Revenu Québec et 162 constats ont été émis.

Cette résolution des requêtes jumelée à une baisse récente du nombre de plaintes liées à ce phénomène a entraîné la fermeture de l’équipe dédiée aux opérations sans toutefois que le SPVG cesse de traiter les signalements.

Malgré donc un ralentissement des plaintes, la situation continue de susciter des réactions de la population gatinoise, en particulier dans le Plateau, puisque ces résidents représentent une perte de revenus pour le gouvernement du Québec.

D’ailleurs, les citoyens peuvent continuer de signaler la présence de voitures portant des plaques d’immatriculation ontariennes au 311. Toutefois, il est bien possible qu’une voiture immatriculée en Ontario soit en visite au Québec.

L’amende prévue au Code de la sécurité routière pour ce type d’infraction-là est de 200 $, frais en sus.

La Société de l’assurance automobile du Québec a affirmé suivre le dossier et échanger régulièrement avec les autorités municipales et gouvernementales afin de soutenir la recherche de solutions et d’assurer la cohérence des actions.

Avec les renseignements d’Amanda Moisan.