Un logement ravagé et trois chats abandonnés à Gatineau
Camille Turgeon | 17 juillet 2026
À la mi-juin, alors qu’il est sans nouvelles de sa locataire après deux mois de loyers impayés, Alex Soulière-Galipeau a finalement décidé d’aller visiter son logement du secteur lac Beauchamp. À sa grande désolation, il a découvert un logement saccagé par des excréments, des montagnes de déchets et trois chats laissés à eux-mêmes depuis des semaines.
L’entièreté des dégâts est estimée à plus de 20 000 $. Le propriétaire a déjà dépensé 5 000 $ seulement en nettoyage.
Lorsqu’il a ouvert la porte du logement, il a trouvé trois chats. Il a rapidement communiqué avec la SPCA pour s’informer des étapes à suivre, mais il serait demeuré sans nouvelles malgré ses appels constants.
Enfin, la SPCA lui aurait dit qu’elle ne pouvait rien faire.
Ainsi, avec l’aide de voisins, il a lui-même pris en charge les trois chats abandonnés. C’est seulement lorsque a fait venir le Service de sécurité incendie de Gatineau et que ce dernier aurait appelé la SPCA qu’elle aurait pris en charge les chats.
De son côté, la SPCA soutient que son équipe s’est rendue sur place dès le lendemain de la plainte, puis qu’elle a collaboré avec le contrôle animalier et le service de prévention des incendies lors d’une intervention subséquente.
Comme aucun animal n’avait été observé dans le logement, l’équipe a dû attendre que les chats puissent lui être confiés légalement.

Assumer les conséquences seul
Pour ce propriétaire, qui en est à son premier immeuble à logements, le plus frustrant, c’est de devoir assumer seul les conséquences.
Bien que ce soit facile de présenter une demande en ligne auprès du Tribunal administratif du logement, il n’y aurait pas nécessairement la possibilité de classer une situation comme la sienne comme étant urgente.
Selon une avocate, toutefois, le TAL considère toute situation où le locataire est déjà parti comme non urgent. L’organisme souhaite accorder la priorité aux cas de non paiement de loyers de logements qui sont habités.
Quand il s’agit d’une question d’argent, le TAL traitera la demande quand il le pourra.

L’avocate rappelle également qu’il est essentiel de conserver des preuves de l’état du logement. Elle recommande aux propriétaires de prendre des photos au début et à la fin de la location.
Dépôt de garantie
Cette situation que M. Soulière-Galipeau vit relance le débat sur les dépôts de garantie.
Il aimerait que les locataires doivent effectuer un dépôt au gouvernement du Québec, de façon à ce qu’il n’y ait pas d’abus, mais qui permettrait au gouvernement d’aider les propriétaires en cas de loyers non payés ou de vandalisme de logement.

Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.