Début juillet, une période de tension pour de nombreux locataires à Gatineau
Camille Turgeon | 30 juin 2026
À Gatineau, où le taux d’inoccupation des logements abordables frôle les 2 %, la période des fins de baux et des déménagements est une réalité remplie de tensions pour plusieurs ménages. Le Gîte Ami se mobilise pour faire face à cette période.
La pénurie de logements abordables et la hausse des besoins en hébergement mettent une pression grandissante sur les organismes communautaires.
En effet, le Gîte Ami a observé une augmentation des demandes d’admission dans ses six sites d’hébergement au cours des dernières années.

Qui plus est, chaque année au Gîte Ami, ce sont 145 personnes d’âges et d’horizons variés qui connaissent leur premier épisode d’itinérance, causé notamment par une hausse de loyer ou la perte d’un partenaire.
Pour tenter de renverser la tendance, le Gîte Ami, en collaboration avec Santé Québec Outaouais, a mis en place, au cours des dernières années, un continuum de services afin d’accompagner les personnes vers un logement stable, comme le Village Transitiôn et d’autres programmes d’hébergement.
Néanmoins, l’enjeu principal est de faire repartir en logement rapidement les personnes qui entrent en itinérance.

D’ailleurs, à Montréal, la Maison du Père a lancé la Banque d’aide au loyer afin de prévenir l’expulsion de certains ménages. Ce programme consiste à prêter sans intérêts jusqu’à 5 000 $ aux personnes qui ont des arriérés de loyer.
Cette Banque d’aide au loyer sera déployée à l’échelle de la province dans les prochaines années, et avec le Gîte Ami, l’Outaouais pourrait bénéficier de ce programme dès 2027.
Survivre à la chaleur de l’été en situation d’itinérance
Les organismes communautaires se mobilisent pour venir en aide aux personnes en situation d’itinérance pendant les vagues de chaleur extrême, notamment en orientant les usagers vers les refuges et les haltes-fraîcheur et en distribuant des bouteilles d’eau et des sucettes glacées.
Des intervenants se trouvent sur les lieux 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et effectuent des tournées de surveillance fréquentes afin d’assurer le bien-être des personnes qui résident dans les campements.

Avec les renseignements d’Emily Normand.