Dans les coulisses de la centrale hydroélectrique de Chelsea
Camille Turgeon | 26 juin 2026
Les caméras sont normalement interdites dans les centrales afin de conserver les éléments stratégiques d’Hydro-Québec, mais à l’occasion du centenaire de la centrale hydroélectrique de Chelsea, les installations accueillent le grand public. Les visites sont offertes gratuitement de la mi-juin à la fin août.
Notre journaliste Amanda Moisan est allée visiter les lieux, où une douzaine d’employés assurent le bon fonctionnement puisque les opérations sont en grande partie automatisées.
Construite en 1926 et mise en service en 1927, la centrale exploite depuis près de 100 ans la rivière Gatineau pour produire de l’électricité.
« La goutte d’eau qui va passer à la centrale de Mercier va pouvoir produire à Mercier, après ça, produire à Paugan, à Chelsea et pour finir, à Rapides-Farmer. Et cette même goutte d’eau-là, bien, elle a produit plein d’électrons à plusieurs reprises. »
Simon Martel, chef – Accueil et visites chez Hydro-Québec.
Le principe est simple : la force de l’eau fait tourner une turbine, qui transforme l’énergie mécanique en électricité.
Plus précisément, la turbine reçoit l’eau, qui va la faire tourner 100 fois par minute pour faire tourner des aimants à l’intérieur de l’alternateur.
Les aimants font bouger les électrons des barres de cuivre 63 fois par seconde pour produire de l’électricité à 60 Hz, la fréquence du réseau en Amérique du Nord.
La centrale de Chelsea dispose de cinq groupes qui produisent chacun, à plein régime, 28 mégawatts, pour un total de 144 mégawatts, soit assez pour alimenter 5 000 maisons.

L’électricité produite à la centrale de Chelsea est envoyée sur le réseau entier d’Hydro-Québec, qui la distribue à la demande.
Ce sont les ingénieurs et d’autres employés qui veillent constamment à ce que les multiples installations d’Hydro-Québec (panneaux solaires, éoliennes, centrales hydroélectriques) produisent la bonne quantité d’électricité, puisqu’on ne peut pas produire plus d’électricité que ce qui est demandé.
Fait cocasse : environ huit poissons sur dix survivent à leur passage dans les turbines. Et tout ce qui tombe dans la rivière finit par arriver ici : des branches, un spa et même un pédalo.
Avec les renseignements d’Amanda Moisan.