La STO abolit 20 % de ses effectifs cadres et 5 % des postes administratifs

Camille Turgeon | 19 juin 2026

Concrètement, la Société de transport de l’Outaouais confirme avoir aboli une trentaine de postes, principalement de cadres, en raison de difficultés financières, lesquelles découleraient d’un désengagement financier du gouvernement provincial.

En effet, la STO a expliqué que l’aide financière du Québec diminuera de près de 53 % sur cinq ans, ce qui engendrera un déficit prévu de 10 millions de dollars au budget d’exploitation de la STO en 2027 puis de 16 millions en 2029.

Ainsi, malgré la suppression de trois directions et d’une trentaine de postes (3 M$ d’économies récurrentes) et les optimisations (1,5 M$ annuellement), la STO a affirmé qu’elle devra procéder à des compressions de plus de 5 millions de dollars d’ici 2027.

« Les sociétés de transport québécoises sonnent l’alarme depuis plusieurs années. L’écart se creuse et d’ici 2029, si le gouvernement ne régularise pas son aide financière au transport en commun, nous devrons faire de sérieuses coupures de service. Une chose est claire, si Québec n’est pas là, le service ne sera pas là ».
Edmond Leclerc, président du conseil d’administration de la STO.

L’annonce s’inscrit dans le cadre de la présentation du plan directeur financier pour l’horizon 2029 par le président et le directeur général de la STO.

Selon Edmond Leclerc, président du conseil d’administration, seul Québec continue sans cesse de diminuer sa contribution, dont le montant atteindra 10 % du budget annuel d’exploitation de la STO en 2029.

Les Gatinois continueraient de faire leur juste part : les automobilistes en payant la taxe sur l’immatriculation et la clientèle en utilisant le service.

La Ville de Gatineau, quant à elle, indexerait sa contribution de 4 % chaque année.

Sommaire financier 2025-2029. Photo : Société de transport de l’Outaouais.

La STO a également souligné que ce désengagement financier de 53 % sur cinq ans s’ajoute au retrait des investissements de 205 millions de dollars au Plan d’immobilisations du transport collectif (PITC) dans la région sur un horizon de cinq ans.

La Société de transport évalue plusieurs scénarios pour tenter de boucler son budget 2027, qui doit être adopté en octobre prochain.

Une hausse des tarifs pour les usagers n’est pas écartée.

Revenus par contributeur.

Avec les renseignements de Louis-Charles Poulin.