Un nouveau joueur s’ajoute au marché de l’asphalte

Camille Turgeon | 19 juin 2026

Whisco, une entreprise locale qui mise sur l’asphalte recyclé, a inauguré sa nouvelle usine sur la rue Pierre-Ménard, dans l’est de Gatineau, apportant concurrence dans un marché où les grands contrats sont souvent disputés.

Selon la mairesse de Gatineau, cette concurrence accrue pourrait être bénéfique pour les projets d’infrastructures de la Ville, puisqu’elle aura un effet positif sur les prix.

L’usine, dont la construction représente un investissement entre 10 et 15 millions de dollars, est en activité depuis la fin du mois de mai et détient des contrats avec la Ville de Gatineau et le ministère des Transports du Québec.

L’installation fonctionne presque entièrement à l’électricité. Seul le brûleur du four est alimenté au gaz naturel, ce qui contribue à réduire la consommation d’énergie.

Elle permet également l’utilisation d’asphalte recyclé, une pratique que ses propriétaires souhaitent voir gagner du terrain dans l’industrie dans un souci environnemental et de réduction de coûts.

La pratique consiste à concasser le vieil asphalte et à le réinjecter dans la production d’asphalte neuf.

Justine Whissel, vice-présidente et actionnaire de Whisco, a expliqué que certains contrats du ministère des Transports et de la Mobilité durable Québec permettent l’utilisation d’un maximum de 10 % d’asphalte recyclé et les Villes permettent jusqu’à 20 %, alors qu’en Europe, 80 % de l’asphalte neuf utilisé serait composé d’asphalte recyclé.

Whisco aimerait donc augmenter l’utilisation de l’asphalte recyclé à 50, 60 et même 70 %.

D’ici deux ans, l’entreprise familiale souhaite détenir 70 employés de la région pour former des équipes de génie civil, de bordures de trottoirs, d’asphalte ou en chantier qui réaliseront le projet du début à la fin avec des matériaux de fabrication de l’asphalte qui proviennent de la région.

Pour l’instant, ce sont les travailleurs de Mirabel qui se déplacent en Outaouais lorsque des travaux sont requis.

Avec les renseignements d’Amanda Moisan.