Une famille souhaite sensibiliser sur les risques du cannabis après le décès de leur fille

Camille Turgeon | 28 mai 2026

Camille Lehoux Maltais, 22 ans, est décédée au mois de mars dernier d’un arrêt cardio-respiratoire provoqué par le syndrome cannabinoïde, une sorte d’allergie au cannabis.

Ce syndrome est peu connu. Même les policiers qui menaient l’enquête relativement au décès de Camille n’en avaient jamais entendu parler.

Son décès serait survenu seulement après une troisième consommation de cannabis, selon sa famille.

Depuis, son père souhaite transformer cette douleur en message de prévention pour éviter qu’un drame semblable ne se reproduise. 

« Le pot évolue comme toutes les drogues, comme tous les médicaments. […] Il faut peut-être moins banaliser […] le fait que c’est une drogue [qui] a des effets différents sur chaque personne. »
Éric Maltais, père de Camille Lehoux Maltais.

Camille était une intervenante sociale très engagée auprès des personnes plus vulnérables, elle qui faisait, entre autres, du bénévolat auprès d’organismes comme Itinérance Zéro et le Gîte Ami. Elle avait à coeur la justice sociale.

Camille Lehoux Maltais, deuxième de la droite, lors d’un événement pour le Gîte Ami.

Or, sa famille a constaté l’ampleur de son implication seulement après son décès, lorsqu’ils recevaient des messages, des témoignages et des photos, notamment de personnes en situation d’itinérance qu’elle côtoyait.

Ainsi, ses proches ont décidé de remettre près de 4 500 $ à deux organismes où elle s’impliquait comme bénévole, et demandait, lors des funérailles, à recevoir des dons pour des causes qui lui tenaient à cœur plutôt que des fleurs.

Ces dons permettront d’acheter des articles directement destinés aux personnes en situation d’itinérance, comme des rasoirs, du savon ou des tentes.

Décrite par ses proches comme étant profondément généreuse, impliquée et toujours tournée vers les autres, Camille aura sans doute laissé sa trace dans le milieu communautaire gatinois. 

Pour ses proches, l’important est maintenant de garder vivant son engagement, comme elle savait si bien le faire. 

Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.