Objectif Itinérance zéro : la mairesse de Gatineau réclame un sommet national sur l’itinérance

Camille Turgeon | 21 mai 2026

Cette revendication découle d’une lettre publiée par une coalition menée par l’ex-première ministre Pauline Marois dans Le Devoir, qui demande aux différents partis politiques à s’engager avant les élections provinciales à tenir un sommet national sur l’itinérance d’ici juin 2027.

Le parti Gatineau Ensemble, qui a réagi par écrit, endosse également cette demande.

Selon Maude Marquis-Bissonnette, l’itinérance est un enjeu d’abordabilité du logement.

Bien qu’elle a admis qu’il y a toujours eu de l’itinérance, elle a nuancé les pays qui se sont engagés à atteindre l’objectif ambitieux d’itinérance zéro ont été capables d’infléchir la courbe, en augmentation flagrante depuis plusieurs années.

« Pour être capable de réduire l’itinérance, d’arriver à des seuils qui sont beaucoup plus acceptables, je dirais d’un point de vue de la sécurité de tout le monde dans les quartiers, des personnes qui vivent l’itinérance comme des personnes qui la côtoient au quotidien, c’est une question de dignité humaine. »
Maude Marquis-Bissonnette, mairesse de Gatineau.

En ce sens, l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec, en Outaouais, souhaite s’attaquer à l’abordabilité des logements.

Dans une lettre publiée à cet effet, l’APCHQ soutient que l’abordabilité des logements doit prendre plus de place dans le débat public à l’approche des élections provinciales.

Selon elle, si les propriétés et les loyers coûtent cher, c’est parce qu’ils coûtent cher à construire, et il faut déterminer pourquoi c’est ainsi.

L’APCHQ réclame notamment des engagements concrets des différents acteurs pour réduire les délais d’approbation, financier adéquatement les infrastructures des villes et financer le logement social.

Avec les renseignements de Louis-Charles Poulin.