De jeunes adolescents agressés dans des stations d’autobus de la STO

Camille Turgeon | 25 mars 2026

Les incidents se déroulent depuis plusieurs mois déjà. Les jeunes sont victimes d’intimidation, d’agressions physiques et de menaces.

Des menaces et des gestes de violence physique auraient été signalés à différentes stations de la Société de transport de l’Outaouais.

Selon un père qui a accepté de se confier sous le couvert de l’anonymat, les agresseurs utiliseraient des armes blanches et des pulvérisateurs pour obtenir les effets personnels des victimes.

Ils seraient plusieurs à s’en prendre à une personne.

Son enfant et les amis de son enfant seraient parmi ces victimes.

Certaines victimes se seraient rendues à l’hôpital pour faire traiter leurs blessures, et des jeunes recevraient du soutien en santé mentale en raison des traumatismes qu’ils subissent.

Les jeunes concernés seraient aujourd’hui craintifs à l’idée d’utiliser le transport en commun.

Le père de l’un des jeunes indique avoir porté plainte auprès des autorités policières et avoir également interpellé des conseillers municipaux afin de dénoncer la situation, mais les incidents continueraient de se produire.

Il ne sait plus vers qui se tourner.

Selon lui, personne n’ose s’en mêler. Des agents de sécurité sont sur les lieux, certes, mais n’interviendraient pas.

Tiffany-Lee Norris Parent, conseillère municipale du district de Touraine, se dit reconnaître la situation, qu’elle considère inquiétante, et souhaite mettre des mesures en place pour s’assurer que de tels événements ne surviennent pas.

De son côté, la STO soutient qu’il s’agit de cas isolés et rappelle que des agents de sécurité sont présents sur son réseau.

Elle explique également que les chauffeurs servent de témoin et n’hésitent pas à signaler de telles situations.

Le Service de police de la Ville de Gatineau assure prendre la situation rapportée au sérieux. Après plusieurs signalements depuis le mois de janvier, le SPVG a déjà procédé à des arrestations dans certains dossiers.

D’autres cas demeurent actuellement sous enquête.

Le SPVG encourage toute personne qui a été victime ou témoin d’actes de violence de le lui signaler au 819-246-0222.

Avec les renseignements d’Amanda Moisan.