« On jase… » encore d’eux, trente ans plus tard

Camille Turgeon | 24 février 2026

Ne manquez pas la chance de voir Noir Silence en spectacle, à la Salle Odyssée. Le groupe phare du Québec vous présentera un spectacle à remonter le temps le 21 mars, à 20 h. Notre chroniqueuse culturelle est allée à leur rencontre pour découvrir ce que Noir Silence vous prépare.

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[Noir Silence qui chante « On jase de toi » en personne : « Tes amis, c’est pas des gens à fréquenter. Quand y’ont pas les cheveux longs, y’ont les anneaux dans l’nez. On croit juste qu’y ont une mauvaise influence sur toi. »]

[Musique de fond : « On jase de toi »]

Karol-Ann Scott : Vous avez reconnu l’un de leur plus grand classiques, « On jase de toi »! Noir Silence, seul groupe des années ’90 encore dans le Top 20 aux côtés de Charlotte Cardin et Les Cowboys Fringants. Le groupe phare du rock québécois est présentement en tournée médiatique. On retrouve justement Stéphanie à la Salle Odyssée en compagnie de Jean-François et Samuel, avant leur spectacle du mois de mars.

Stéphanie Salomon (SS) : Ouais, Noir Silence, on jase encore de vous 30 ans plus tard. Vous êtes toujours les cinq membres d’origine du groupe. Vous avez plus de neuf albums, près de – près de 100 chansons et plus de 1000 spectacles. Qu’est-ce que ça fait de replonger dans tout ça pour créer ce nouveau spectacle?

Jean-François Dubé (JFD) : Bien, premièrement, c’est un spectacle que la dynamique va être très différente. Un spectacle de salle, on n’en a pas fait depuis [bruit d’hésitation] 15-20 ans, peut-être. Donc, on a focussé beaucoup sur les festivals. Puis, tu sais ce qu’on dit : tu vas voir un groupe en festival, mais tu vas écouter un groupe en salle, tu sais. Donc, c’est une dynamique qui est très différente. Mais on offre – en même temps, on célèbre ces 30 ans-là et plus d’existence du groupe, donc on fait un beau – un beau voyage dans le temps, un compte à rebours de Noir Silence. Et là, aujourd’hui et tranquillement, on amène les gens avec nous autres jusqu’à ces 30 quelque années-là, où le groupe a commencé. Et on a des gigaoctets d’archives, donc il y a beaucoup – il y a – il va y avoir des projections. Tu sais, on a la première fois qu’on a joué, « On jase de toi ». On l’a sur tape (vidéo). Donc, il y a plein de petites anecdotes comme ça. On va amener les gens là-dedans. Ça va être un beau voyage dans le temps, beaucoup – beaucoup de nostalgie, beaucoup de plaisir aussi, parce qu’on est des gars qu’on s’aime encore d’amour profondément, puis on a beaucoup, beaucoup de plaisir à faire ce qu’on fait. Donc, je pense que ça va être un très beau spectacle.

SS : C’est quoi qui vous rend le plus fier, justement, en regardant tous ces beaux souvenirs-là?

Samuel Busque (SB) : C’est le fait d’être toujours ensemble, je pense. Puis, quand on retourne d’un endroit à l’autre, on a la chance de retrouver des gens qu’on aimait, tu sais, qu’on a rencontré au fil des années des gens, des – des anecdotes, mais aussi des amitiés que se sont tissées.

JFD : C’est faire de la route encore avec la même gang. C’est – c’est un privilège. »

SS : Et au delà de votre gang, vous avez aussi une relation très privilégiée avec le public. Et ce spectacle, bien, il s’appelle « On jase ». Bon, évidemment, ça fait référence à votre fameuse chanson « On jase de toi », mais aussi à votre relation plus intimiste avec le public.

JFD : Oui, bien, on a toujours aimé – on a toujours essayé d’être le plus proche possible. C’est sûr que quand tu joues en festival, tu joues devant 10 000, 5 000 personnes, donc tu ne peux pas avoir cette proximité-là. Puis, pour nous autres de retourner en salle, c’était une chance qu’on pouvait avoir : on va pouvoir, tu sais, répondre, jaser avec eux autres. C’est quelque chose pour nous autres.

SS : C’est excitant.

[Extrait de « On jase de toi » : « L’aut’ jour on t’a pogné les culottes baissées, Avec la p’tite Julie, la dévergondée, C’est péché ces choses-là, tant qu’on est pas marié »]

SS : Comment est-ce que vous avez fait la sélection de vos chansons pour ce spectacle?

SB : Bien, c’est les statistiques qui parlent. On a des surprises parce qu’on a accès à nos chiffres, comme, par exemple, le catalogue de Noir Silence depuis les dernières années, on est à 6 millions de streams (d’écoute) 6,8 millions de streams par année, mais on a aussi un – les chansons les plus écoutées. Donc, on voit ce que les gens écoutent au delà des radios, au-delà – on voit ce que les gens aiment et on se base beaucoup là-dessus, parce que ça parle. Des fois, on a des surprises. On fait comme « Ah, oui, cette chanson-là, comme… »

JFD : Ils l’aiment, eux autres, celle-là?

[Rires]

SS : Laquelle? On veut savoir!

SB : Bien, comme par exemple, il y a une chanson de Noël qui se retrouve dans le top dix des chansons les plus écoutées à chaque année. On fait comme « Mais pourquoi, elle est dans le top 10? » Correct, là, on l’assume, mais c’est une chanson de Noël. Fait que, on pouvait-on la faire, une chanson de Noël au mois de mars? Pourquoi pas!

SS : Et là, votre chanson « On jase de toi », qui a été consacrée classique à la SOCAN. Est-ce que vous aimez toujours autant la performer sur la scène ?

JFD : Oui, il y a une grosse polémique dernièrement à propos de ça : les succès, est-ce qu’on les joue, est-ce qu’on ne les joue pas? Moi, je pense – c’est une chanson qui nous a mis au monde. Tu sais, « On jase de toi », c’est la locomotive qui traîne une carrière de 30 ans d’existence.

SB : On a un plaisir à la jouer et on a eu des meetings là dessus. On a fait la paix avec la chanson, on l’a, comme, embrassé et maintenant, elle est là, tu sais.

SS : Bien, merci. On pourrait encore en jaser pendant encore très, très longtemps, mais on va vous revoir et vous avez aussi la chance de venir les voir. Donc, le 21 mars prochain ici à la Salle Odyssée. Et vraiment, vous allez nous ramener dans des très bons souvenirs, là!

SB : Je suis sûr, je suis sûr.

SS : [Rires]

SB : Merci beaucoup.

SS : Merci!

JFD : Merci à vous autres.