Le Palais de justice de Gatineau n’a toujours pas ses arches de sécurité

Camille Turgeon | 20 février 2026

Des neuf palais de justice au Québec qui devaient recevoir des arches de sécurité, seule Gatineau ne les a pas reçues.

L’annonce de l’installation d’arches de sécurité remonte à juin 2024. Le Palais de justice de Gatineau devait recevoir ses arches au printemps 2025.

Presqu’un an plus tard, elles ne sont toujours pas installées.

Selon le ministère de la Justice, ce délai s’explique par certaines complexités d’aménagement qui nécessitent des analyses supplémentaires.

Aucun échéancier n’a été précisé, mais une annonce viendra en temps et lieux, toujours selon le ministère de la Justice.

Franck Perales, président du Syndicat des constables spéciaux du gouvernement du Québec, explique qu’il y a un problème au niveau de la façon de concevoir l’installation des arches au niveau de l’emplacement des entrées par rapport à celles des arches. En bref, le projet est retardé.

Qui plus est, le 20 février en milieu de journée, la Direction immobilière de l’Outaouais de la Société québécoise des infrastructures a envoyé un communiqué interne pour annoncer des travaux dans le hall de l’édifice au cours des prochaines semaines.

On n’y parle pas spécifiquement d’arches de sécurité, mais on peut y lire qu’ils « visent à améliorer la fluidité de la circulation dans le hall ainsi que la sécurité du palais de justice. Ils comprennent notamment le démantèlement du comptoir des constables spéciaux situé dans l’aire commune du rez-de-chaussée. »

Toutefois, peu de temps après, un autre message a été envoyé à l’interne. Celui-ci mentionne de ne pas tenir compte de l’avis précédent qui annonçait les travaux.

Me Christian Tanguay, bâtonnier du Barreau de l’Outaouais, souhaite de la prévisibilité dans le dossier.

D’ailleurs, le Barreau de l’Outaouais entend interpeller le ministre de la Justice pour obtenir plus de détails à ce sujet dans le cadre d’une rencontre prévue la semaine prochaine.

Avec les renseignements de Louis-Charles Poulin.