Une greffe de foie qui change la vie d’une fillette de Gatineau
Camille Turgeon | 6 février 2026
Élisabeth est née avec une maladie génétique rare. À seulement 15 mois, elle a dû recevoir une greffe de foie.
Dès ses 36 heures de vie, Élizabeth avait de la difficulté à respirer. C’est alors que les docteurs ont découvert que son corps ne traitait pas les protéines et qu’il était en train de s’empoisonner.
Toute sa vie, les parents d’Élizabeth devaient compter les protéines au gramme près, à l’aide d’une balance. Qui plus est, tous les aspects de la vie de la petite étaient contrôlés : nourriture, soins médicaux, environnement.
Les virus et les maladies étaient très dangereux pour elle. Même une fièvre pouvait mettre sa vie en danger.
Grâce aux équipes du CHU Sainte-Justine, la petite Gatinoise, qui est maintenant âgée de trois ans, peut désormais mener une vie relativement normale.
Bien que la famille doive tout de même faire attention aux virus communs, puisqu’Élizabeth est immunosupprimée à la suite de sa greffe, elle va maintenant à la garderie, joue avec ses amis et profite des petits bonheurs du quotidien, dont manger du hummus!
« La première journée post-greffe, et puis notre petite fille a faim, donc on lui sort un pot d’hummus. Elle adore le hummus. Et elle prend une grosse cuillère de hummus, et les deux, le cœur nous arrête parce que tout était compté à la balance près. Puis, toutes les infirmières à côté ne comprenaient pas notre stress. Puis là, quand on a expliqué que tout était compté, ils ont fait « Oh, OK, votre vie vient de changer pour vrai », tu sais. »
Jordan, papa d’Élizabeth
La Fondation du CHU Sainte-Justine a d’ailleurs récemment donné le coup d’envoi au 20e anniversaire du Mois des câlins. Chaque achat d’un gloss « Rose câlins » de Clarins, chez Jean-Coutu, remet 10 dollars à la cause.
L’argent amassé permet à l’établissement d’acquérir des équipements de pointe ou innovants, de pousser plus loin la recherche et de transformer les idées novatrices en soins concrets et d’humaniser l’offre des soins.
Avec les renseignements d’Amanda Moisan.