Retour au bureau des fonctionnaires : une décision qui ne fait pas l’unanimité

Camille Turgeon | 6 février 2026

Alors que l’Alliance de la Fonction publique du Canada qualifie cette décision d’une « claque dans la face », des acteurs économiques comme la Chambre de commerce de Gatineau et Vision Centre-Ville saluent la nouvelle mesure.

Les syndicats prévoient même contester le retour au bureau, quitte à poursuivre le gouvernement fédéral.

Selon eux, il est inacceptable de prendre une telle décision sans consultation, d’autant plus qu’il n’est déjà pas possible, en ce moment, d’accueillir les fonctionnaires trois jours par semaine au bureau. Il n’y a simplement pas assez de place.

De plus, en Outaouais, 25 % des édifices fédéraux ont besoin de rénovations majeures.

« Dans un temps où est-ce qu’ils cherchent des économies partout, puis Carney, il gratte chaque cenne qu’il peut trouver, là tu va dépenser des millions d’argent des poches des contribuables pour forcer un retour au bureau sans bonne raison? Ça n’a pas de sens. »
Alex Silas, Vice-président exécutif de l’Alliance de la Fonction publique du Canada

Toutefois, les acteurs économiques sont d’avis qu’il ne faut pas seulement se fier au retour des fonctionnaires au bureau pour revitaliser le centre-ville.

La Société de transport de l’Outaouais, quant à elle, trouve que cette annonce tombe à point, elle qui est à planifier la rentrée d’automne 2026. Elle rappelle qu’elle a déjà ajouté plus de 19 000 heures de service au cours de la dernière année.

Le Conseil du Trésor du Canada précise que ce retour au bureau vise à renforcer la fonction publique. Il collaborera avec les agents négociateurs pour la mise en œuvre de cette nouvelle mesure et veillera à ce que les employés disposent des outils et du soutien nécessaires.

Avec les renseignements de Louis-Charles Poulin.