Un chat kidnappé, puis abandonné à Saint-André-Avellin
Camille Turgeon | 5 février 2026
Le chat n’a toujours pas été retrouvé.
Pierre Tanguay devra verser presque 1 700 $ pour avoir volé le chat de son voisin puis l’abandonner 11 km plus loin dans le but de le faire disparaître, a tranché le 2 février la Cour du Québec, aux petites créances.
La saga commence en 2020, lorsque Richard Pilon et Diane Viau déménagent à côté de Pierre Tanguay avec leurs deux chats, McQueen et Charlie, achetés dans un refuge en 2016.
Deux ans plus tard, en 2022, M. Tanguay rapporte qu’il trouve des trous où sont enterrés des excréments deux à trois fois par semaine.
Il en informe ses voisins, qui ont blâmé des animaux sauvages et d’autres animaux domestiques du quartier plutôt que leurs propres chats. M. Tanguay conclut que M. Pilon et Mme Viau refusent de contrôler leurs animaux.
Au début, M. Tanguay et son épouse se résignaient à nettoyer le tout, puis à réparer le trou. Leurs aménagements « relativement élaborés » ont également subi des dommages.
Le 26 juin 2023, M. Tanguay passe à l’acte. Après avoir tenté de trouver une solution, il a opté pour le vol de l’animal.
Il était tanné des dommages causés par Charlie. Il admet tout de même en cour qu’il s’agissait d’un « moyen extrême ».
« Que M. [Pierre] Tanguay ait pu être exaspéré des dommages causés par Charlie est une chose. Que la réponse à une telle exaspération soit l’enlèvement – pur et simple – d’un chat ne peut se justifier. »
Juge Steve Guénard.
Le tribunal note que l’existence de M. Tanguay et de son épouse a été empoisonnée par la situation.
M. Pilon a porté plainte à la Sûreté du Québec. M. Tanguay avait accepter de montrer où il avait abandonné l’animal seulement si son voisin acceptant officiellement de garder Charlie à l’intérieur.
Après des échanges avec une policière, M. Tanguay a révélé le lieu de l’abandon sans conditions.
Malheureusement, Charlie n’a jamais été retrouvé. Au grand malheur de M. Pilon et Mme Viau, leur deuxième chat, McQueen, a disparu quelques mois plus tard, en septembre.
Les deux hommes se réclamaient des montants pour dédommagement. Au final, la Cour du Québec a tranché en faveur de M. Pilon.

Photos : Facebook Diane Viau Pilon.