Une page Instagram utilisée aux fins de cyberintimidation à l’école secondaire Mont-Bleu
Camille Turgeon | 5 février 2026
La page semble être utilisée par des élèves sur laquelle sont publiés anonymement des messages haineux et dégradants qui visent des élèves et des membres du personnel.
Pourtant, dans sa description, il est précisé qu’aucune forme d’intimidation ne sera tolérée, et qu’on peut écrire aux administrateurs de la page pour faire retirer une publication.
Il s’agit de la page Instagram @Mont_Bleuconfession, qui existe depuis environ 3 mois.
Le Centre de service scolaire des Portages-de-l’Outaouais affirme avoir récemment mis au courant de l’existence de ce compte et prendre la situation très au sérieux. Le CSSPO procède à des vérifications afin de bien comprendre le contexte et la portée des contenus diffusés.
« Le CSSPO rappelle que tout comportement pouvant porter atteinte à la dignité, au respect ou au bien-être des élèves est inacceptable, que ce soit en milieu scolaire ou sur les réseaux sociaux. La sécurité et le bien-être des élèves demeurent une priorité, et nous travaillons en collaboration avec les directions d’école et nos partenaires afin de rappeler les règles de conduite et les ressources disponibles pour signaler toute situation préoccupante. »
Un parent qui souhaite garder l’anonymat a communiqué avec nous pour nous informer de la situation. Il explique que sa fille a été victime de plusieurs commentaires désobligeants à un tel point où elle veut changer d’école.
Il réclame la fermeture de la page et de toutes les autres pages de ce genre.
Une porte-parole du Service de police de la Ville de Gatineau rassure que le SPVG est au fait du phénomène. Elle tient à rappeler qu’écrire dans des groupes du genre n’offre que l’illusion de l’anonymat. Tout est retraçable.
Elle ajoute que les administrateurs de ces groupes deviennent responsables de ce qui est dit et partagé, et qu’ils peuvent faire face à des accusations criminelles.
Davantage de détails seront disponibles au fil de la journée.
Mise à jour :
Plusieurs élèves rencontrés par notre journaliste dénoncent la page, et certains ont des amis qui ont été directement touchés par les messages. D’ailleurs, il a été découvert que de nombreuses écoles secondaires de la région ont des pages du genre.
Avec les renseignements de Louis-Charles Poulin.