Incendie dans un bar en Suisse : le filleul d’un couple gatinois dans un coma
Camille Turgeon | 9 janvier 2026
Nathan Jooris, 25 ans, a été plongé dans un coma artificiel après avoir subi des brûlures sévères sur 25 % de la surface de son corps.
C’est en téléphonant au reste de la famille en France pour leur souhaiter « Bonne Année » que ce couple gatinois a appris que leur filleul était une des victimes de l’incendie du Nouvel An dans un bar de Crans-Montana, en Suisse.
Pendant les 48 heures suivant le drame, le couple ne savait pas où leur filleul était; ils ne savaient pas s’il était brûlé ou s’il s’en était sorti.
Le rétablissement de Nathan Jooris sera long. Physiquement, il a été brûlé au visage, au cou et aux mains. Ses brûlures au cou ont nécessité une trachéotomie pour qu’il puisse se ventiler. Sa carrière de cuisinier serait également en jeu : ses mains ont été brûlées. « Mais on n’en est pas encore là, affirme son parrain. Un jour à la fois. »
Le jeune homme de 25 ans aura également un traumatisme psychologique. En effet, une de ses amies qu’il avait fait venir de Toulouse pour passer la soirée avec lui et son colocataire est décédée dans l’incendie. Il l’apprendra à son réveil.
Il repose présentement dans un bloc opératoire, où il a commencé à recevoir des greffes de peau.
Les deux Gatinois ont donc tenu à s’exprimer pour demander à tous de lui envoyer des ondes positives.
La famille a mis en ligne une campagne de sociofinancement dans l’espoir de l’aider dans son rétablissement. Si vous aimeriez contribuer, cliquez sur le lien suivant : Cagnotte : Un nouvel avenir pour Nathan | Leetchi.
Le couple garde espoir que justice sera rendue avec l’arrestation du propriétaire du bar concerné.
« Moi, ça vient me chercher très, très profondément. [Ce sont des] jeunes qui ont tout leur avenir devant eux, qui sont en train de s’amuser et qui, en quelques secondes, basculent dans un cauchemar, enfermés dans une cave avec des flammes. C’est absolument ignoble. Donc, s’il y a un responsable, et je pense qu’il y en a un, j’espère que la justice sera faite. » Parrain de Nathan Jooris.
Avec les renseignements de Louis-Charles Poulin.