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Décédés par surdose: environ 45 personnes ont perdu la vie en Outaouais en 2022

Décédés par surdose: environ 45 personnes ont perdu la vie en Outaouais en 2022

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En ce début d’année, les décès par surdose demeurent élevés dans la région. Les différents intervenants du milieu sonnent l’alarme.

Le CISSSO rapporte déjà que certaines personnes ont perdu la vie suite à une surdose en 2023. Sans pouvoir nous dire le chiffre exact, le CISSSO mentionne qu’il comptabilise moins de 5 décès liés à des surdoses depuis le début de l’année.

C’est donc une bien triste moyenne qui semble se poursuivre dans la région. Alors que les chiffres pour 2022 sont tout aussi alarmants.

« C’est que ça reste à des niveaux élevés, fait que ça demeure préoccupant ».

-Dre Camille Paquette, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive au CISSSO

Toujours selon les données préliminaires du CISSSO, c’est environ 45 décès, soit quatre par mois, qui sont enregistrés pour 2022. Des statistiques qui sont similaires à celles comptabilisées en 2020, alors que la région avait connu une recrudescence importante du nombre de décès par surdose. Le CISSSO enregistre également 25 visites dans les urgences seulement pour le mois de novembre en lien avec des surdoses.

À Ottawa, les chiffres demeurent élevés comparativement à ceux de la période pré-pandémique. Les données préliminaires pour 2022 sont toutefois en baisse comparativement à 2021. En moyenne 67 personnes se rendent à l’hôpital chaque mois, au lieu de 85 l’année précédente.

D’ailleurs, l’Ontario obligera certains commerces, dès le premier juillet, à avoir des trousses de Naloxone en main, question de sauver des vies en cas de surdoses d’opioïdes.

Selon le directeur général du Centre d’Intervention et de Prévention en toxicomanie de l’Outaouais (CIPTO), Yves Séguin, cette initiative est une bonne manière de faire de la prévention, un peu comme de connaître le RCR ou de garder des défibrillateurs externes automatisés dans les lieux publics.

Toutefois, il est d’avis qu’il faut d’abord se pencher sur d’autres facteurs beaucoup plus prioritaires pour enrayer ce fléau.

« Le plus grand obstacle dans l’aide qu’on peut offrir aux personnes qui consomment ou qui veulent arrêter de consommer, bien c’est le jugement. C’est la stigmatisation. Ça peut être n’importe qui, qui pour une raison ou une autre, a une problématique de consommation. Ou des fois, c’est même pas une problématique, des fois. On le sait, il y a une grande partie de la population qui consomme sans nécessairement avoir de problématique. Mais, sont quand même à risque ».

-Yves Séguin, directeur général du Centre d’Intervention et de Prévention en toxicomanie de l’Outaouais

Le CISSSO et le CIPTO rappellent d’ailleurs quelques règles de sécurité à garder en tête lorsque vous consommer. C’est-à-dire de faire tester vos produits, afin de savoir ce qu’ils contiennent, et de ne jamais consommer seul.

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