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Une maison sous la tutelle de l’État aux allures abandonnées

Une maison sous la tutelle de l’État aux allures abandonnées

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Une dame de Cantley dénonce l’inactiondu curateur public. Sous la curatelle de l'État, la maison de sa mère n'est pas entretenue depuis plusieurs années. Sa fille se désole maintenant de voir la maison de son enfance laissée en décrépitude.

C’est que c’est au curateur public que revient la responsabilité de l’entretenir.

« Ils sont censés tout faire pour ma mère. Il y a beaucoup de mauvaise herbe et même en avant, je ne sais pas si vous avez vu, il y a de la mauvaise herbe qui pousse tellement qu’on ne voit quasiment plus les fenêtres ».

-Gaétane Lévesque, fille de Gisèle Lévesque

Une situation qui s’est fortement détériorée depuis le passage de la tempête le mois dernier.

Mme Lévesque explique que des arbres sont tombés et qu’ils ne sont pas venus voir. Elle ajoute que même les cèdres sont en train de tomber et que rien n’a été fait.

Contacter à ce sujet, le bureau du curateur public s’est contenté d’une réponse par courriel.

« De façon générale, en ce qui a trait à la gestion des immeubles, le rôle du Curateur public est de veiller de façon diligente à leur entretien et leur conservation. Une équipe est dédiée à ce mandat de façon continue. »

-Bureau du curateur public

Une réponse qui serait toutefois bien loin de représenter la réalité…

« Ils se paient deux-mille dollars par année. Ça, c’est sur l’argent de ma mère. Eux autres, ils se paient toutes les années, mais ils ne font rien, ils ne font absolument rien ».

-Gaétane Lévesque, fille de Gisèle Lévesque

En date du 31 mars 2021, 409 personnes étaient sous la tutelle de l’État en Outaouais.

Le volet bienêtre est administré dans la région, mais l’entretien et la réparation de leurs biens, est géré de Montréal.

Après deux ans, Gaétane Lévesque s’explique mal pourquoi rien n’a encore été fait pour entretenir la propriété de sa mère.

Selon elle, la pandémie n’est pas une excuse puisque le travail d’entretien se fait à l’extérieur et qu’une seule personne peut s’en charger.

Elle espère maintenant que sa maison d’enfance connaisse des jours meilleurs, en honneur de sa mère.

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