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Rétention aux urgences: La fraternité des paramédics inquiète par la situation

Rétention aux urgences: La fraternité des paramédics inquiète par la situation

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La fraternité des paramédics de l’Outaouais affirme que «la population est prise en otage» en raison du temps qu’attendent les ambulances aux urgences. Selon elle, la rétention à Hull et Gatineau a occasionné plus de 70 heures en temps supplémentaire imprévu.

L’organisation affirme qu’une seule ambulance était disponible, à certains moments, en zone urbaine pour répondre aux appels. Elle précise que cette zone peut aller de Luskville, jusqu’à Notre-Dame-de-la-Salette, ce qui très inquiétant selon elle.

La fraternité explique que c’est en raison de 55 situations, survenues mardi, où les ambulanciers ont dû rester plus longtemps qu’à l’habitude aux urgences. Une équipe de paramédics a même patienté au chevet d’un patient pendant plus de 9h, et deux autres équipes se sont ensuite relayées pour le surveiller.

Au total, la Fraternité explique qu’en plus des deux véhicules de 12h supplémentaires en place depuis un peu plus d’un mois, 5 autres équipes qui n’étaient pas prévues ont été ajoutées pendant 8h, pour un total de plus de 64h en temps supplémentaire mardi dernier.

Un non-sens, selon le syndicat, puisqu’il affirme qu’avec 136 appels mardi, on parle d’une journée peu occupée, alors que la moyenne est de 158 appels.

« Ça commence à être inquiétant à tous les jours. C’est une question de temps avant que les étoiles s’alignent puis qu’il arrive de quoi de grave, puis qu’il y ait une ambulance de disponible ».

-Alex D’Andrea, vice-président de la fraternité des paramédics de l’Outaouais

Invité à réagir, le CISSSO explique par écrit que mardi dernier était particulièrement achalandé dans les urgences. On assure avoir ajouté 8 ambulances pour offrir un service de qualité à la population.

Également, par écrit, le cabinet de Christian Dubé, concède qu’il n’aime pas cette situation. Il suggère des alternatives aux urgences pour les patients ne nécessitant pas de soins immédiats.

Pour sa part, André Fortin, député libéral de Pontiac, juge que cette problématique «met en danger la sécurité de la population».

« Il est temps que le gouvernement remplisse son engagement et offre des conditions salariales, des conditions de travail qui sont de loin bonifiées pour qu’on arrête de perdre notre personnel, entre autres en Ontario ».

-André Fortin, député du Parti libéral du Québec dans la circonscription de Pontiac

Le député de Pontiac a l’intention de faire entendre ses revendications auprès de la CAQ, lors de la reprise des travaux parlementaires.

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