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Des infirmières de l’Outaouais auraient à apporter leur cafetière

Des infirmières de l’Outaouais auraient à apporter leur cafetière

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L’histoire de cette infirmière de Longueuil, qui avait été suspendue pour avoir mangé une « toast » au beurre d’arachide, a des échos en Outaouais. TVA Gatineau-Ottawa a appris que des employés du réseau ont aussi été avisés de ne pas consommer de la nourriture destinée aux usagers.

Des avis verbaux ont été signifiés pour cesser la consommation de nourriture à l’interne. Des équipes de travail auraient eu des instructions d’apporter leur propre cafetière pour se faire du café durant leur quart de travail.

Le syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais soutient qu’aucun dossier de suspension ou de congédiement n’a été rapporté pour le moment. Pour le syndicat, la suspension d’employés pour la consommation de nourriture est déraisonnable, surtout en pleine pénurie de personnel dans le réseau.

« Normalement, il y a des cafetières payantes, il y a des distributrices où les employés peuvent s’approvisionner en repas. Est-ce que de là à aller dire que l’employeur devrait fournir toutes les repas et les breuvages aux travailleurs, c’est un autre débat, mais c’est sûr qu’il va y avoir des discussions avec l’employeur. On ne peut pas dire qu’il n’y a pas eu de toast de mangées, de cafés pris ou de bacon mangé, mais il n’y a pas eu de sanction données à cet égard-là ».

-Alain Smolynecky, syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux

Pour les mesures disciplinaires, l’enquête est remise entre les mains des conseillers-cadres en relations de travail. Ce n’est donc pas le gestionnaire de l’unité qui décide seul les sanctions à imposer advenant un manquement.

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