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Décès de Jean Malavoy : sa conjointe réclame des améliorations dans le système de santé

Décès de Jean Malavoy : sa conjointe réclame des améliorations dans le système de santé

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Les audiences concernant l’enquête publique sur le décès de Jean Malavoy, à l’hôpital de Hull en 2020, ont pris fin au Palais de justice de Gatineau. Une journée marquée par le témoignage de sa veuve, qui a pris la parole devant la coroner pour dénoncer la situation et faire part de ses observations.

En entrevue sur nos ondes, Carol Mudle a réitéré ses recommandations pour assurer qu’une situation comme celle qu’a vécu son conjoint ne se reproduise pas. Elle a indiqué que d’assister à l’enquête et de témoigner a été difficile, mais qu’il s’agissait d’un processus très important pour elle.

Lors de l’audience jeudi matin, elle a d’abord mentionné que d’avoir un seul scan dans un centre de traumatologie était inacceptable. Selon elle, l’un des principaux facteurs qui a contribué au décès de son conjoint était une déficience de l’équipement à Hull. D’autant plus que le drapeau rouge avait été levé en 2017 par des spécialistes.

Elle a également soulevé qu’il y a des améliorations à faire, autant pour l’achat d’équipement que pour la communication en temps réel entre médecins.

« Il y a d’autres personnes qui ont subi des conséquences sérieuses concernant le manque d’équipement, du vieil équipement ou équipement non fonctionnel. Je crois que c’est important de mettre l’emphase sur ce fait et aussi d’assurer ou trouver un budget suffisant en fonction du rôle joué par l’hôpital ici. Sinon, pourquoi ça s’appelle un centre de traumatologie ? »

-Carol Mundle, veuve de Jean Malavoy

Dr Nicolas Gillot, directeur adjoint des services professionnels, qui représentait le CISSSO, s’est lui aussi prononcé en matinée. Selon lui, au moment de sa chute, M.Malavoy n’avait que 46% de chance de survie, comme pour tout autre patient qui souffre d’un choc hémorragique. Sans compter sa condition personnelle, ses antécédents et la prise de certains médicaments.

Il a ajouté que si le scan avait fonctionné, l’interversion aurait été plus rapide, mais impossible de dire que M.Malavoy n’aurait pas eu de graves complications.

Après 4 jours d’audiences, la balle est maintenant entre les mains de la coroner, qui devra rédiger un rapport et émettre des recommandations.

Le ministre responsable de la région s’attend à ce que les recommandations du coroner soient prises au sérieux, une fois le rapport publié.

« On ne tablette pas un rapport aussi important que ça quand il y a un décès, quand il y a une perte de vie humaine. On va tous s’attendre à ce que le CISSS suive les recommandations qui sont inscrites ».

-Mathieu Lacombe, ministre responsable de la région

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