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Temps opératoire : la gynécologie pénalisée

Temps opératoire : la gynécologie pénalisée

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Les délais pour une chirurgie continuent d’atteindre des sommets dans la région. Le département de gynécologie n’y échappe pas, si bien que des femmes attendent parfois plus d’un an. L’Outaouais fait piètre figure.

La région se classe au deuxième rang des pires délais d’attente dans le domaine, après l’Estrie, selon des données recueillies par la Presse.

Sur les 2384 patients qui attendent une chirurgie depuis plus d’un an, 327 sont des femmes en attente d’une intervention gynécologique en Outaouais.

Certaines n’ont pas hésité à traverser de l’autre côté de la rivière pour éviter d’attendre trop longtemps. L’organisme AGIR Outaouais, reconnu pour défendre les droits et les intérêts des femmes, souligne l’importance de reconnaître les enjeux de santé pour la gente féminine.

« Les femmes, entre elles, n’ont pas non plus un accès à la santé qui est égal. Souvent, dans le milieu de la médecine, ça peut arriver que les douleurs des femmes ou les enjeux spécifiques aux conditions des femmes soient mis de côté ou soient banalisés ».

-Isabelle Cousineau, chargée de projet – AGIR Outaouais

Selon Dr Lionel-Ange Poungui, gynécologue-obstétricien à l’hôpital de Gatineau, le temps opératoire est réduit pour tout le monde. Une situation qui à pris de l’ampleur depuis le début de la pandémie et qui s’explique par deux facteurs.

« Il y a d’abord le manque de lits chirurgicaux à l’hôpital, qui touche toutes les spécialités. En plus, les patientes gynécologiques partagent le même temps opératoire que les patientes qui ont des grossesses, donc de l’obstétrique. Ce temps obstétrical est au détriment des patientes en gynécologie ».

L’une des solutions proposées par le CISSS de l’Outaouais consiste à privilégier les centres médicaux spécialisés privés, couverts par le public, pour réduire le temps d’attente en chirurgie.

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