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Résidence Domaine Notre-Dame : Manque de soins pour une octogénaire

Résidence Domaine Notre-Dame : Manque de soins pour une octogénaire

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Imaginez, voir la santé de votre proche se détériorer à vue d’œil dans une résidence pour aînés. C’est le cas de Marie-Catherine Collin qui a appris que sa grand-mère 86 ans n'aurait pas reçu de bain pendant trois semaines. Elle s'est donc tournée vers les médias sociaux pour dénoncer la situation.

Marie-Caterine Collin est sous le choc. Sa grand-mère, qui paye près de 4000 dollars par mois pour habiter dans cette résidence pour aînés du secteur Hull, n’aurait pas reçu les soins nécessaires. Il y a environ un mois, sa grand-mère a été transférée dans une nouvelle unité de la résidence pour obtenir de meilleurs services.

 « Je me suis dit bon c’est parfait, elle va être prise en charge, si elle tombe, elle ne sera pas laissée à elle-même, confie-t-elle. Ils vont s’occuper d’elle, parce que l’autonomie n’était plus là non plus. »

Mais depuis son transfert, sa santé ne semble que se détériorer, selon Mme Collin.

« Je n’ai jamais vu ma grand-mère dans une situation aussi épouvantable que cette semaine, dit-elle. Elle ne voulait pas que je la vois comme ça. Elle me disait, je suis malade, ne viens pas, ne viens pas. »

Lors de sa dernière visite à la résidence cette semaine, sa grand-mère lui dit qu’elle n’a pas reçu de bain depuis trois semaines. Sans compter qu’elle n’aurait pas reçu de repas de la journée.

« Quand je suis allé voir pour des explications, ils m’ont dit qu’elle avait refusé, dénonce-t-elle. Si elle avait refusé, c’est parce qu’il y a quelque chose et c’est la même chose pour le repas. C’est vraiment un sentiment d’impuissance. Pourquoi, personne ne m’a informé. C’est ça qui est dommage, il n’y a pas de communication. »

Une situation vivement dénoncée par le Conseil pour la protection des malades.

« Je sais que dans les résidences privées surtout les plus petites, le problème ne va que s’accentuer et certaines résidences vont fermer, explique Me Paul G. Brunet, président-directeur général du Conseil pour la protection des malades. Cela dit qu’encore une fois, on peut expliquer une situation, mais on ne peut jamais excuser cette horreur. Qu’on ne veuille pas manger pendant un certain nombre d’heures. Qu’on ne veuille pas être lavé, c’est difficile à croire .»

Par écrit, le groupe Chartwell indique travailler avec le CISSS de l’Outaouais pour assurer le bien-être et la sécurité de ses patients. Il assure que tous les services requis sont offerts et qu’il respecte leurs souhaits et libertés.

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