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Des milliers de dollars en pertes chaque jour pour les commercants

Des milliers de dollars en pertes chaque jour pour les commercants

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L'état de siège qui dure depuis 12 jours au centre-ville d'Ottawa a entrainé des pertes financières importantes pour les commerçants du secteur. Certains lancent un cri du cœur afin de demander de l'aide financière de la part des gouvernements, mais aussi un retour rapide à la vie normale.

Josiane Muaka est propriétaire d’un centre de soins esthétiques de la rue Sparks à Ottawa, située au cœur de la manifestation. Son commerce est fermé depuis le début du conflit, qu’elle estime a assez duré.

Son commerce coûte près de 20 000$ à opérer par mois, des coûts difficiles à éponger sans revenus depuis près de deux semaines. En plus des fonds qu’elle perd, la jeune femme craint de perdre ses employés qui vivent aussi dans l’incertitude.

« Moi je suis obligée d’annuler les rendez-vous, chaque semaine. Il faut que je dise aux clients OK, on va remettre à la semaine prochaine, mais là c’est la2e semaine que je repousse les rendez-vous. Les prochaines 2-3 semaines, est-ce que la clientèle va avoir confiance et retourner tout de suite au centre-ville »?

-Josiane Muaka, propriétaire de J3 Beauté

D’autres commerces ont plutôt choisi de rouvrir leurs portes, malgré la paralysie du centre-ville. Une décision qui n’est pas très payante a partagé le propriétaire du Moulin de Provence. Il demande lui aussi de l’aide financière de la part des différents paliers de gouvernement.

« Chaque jour, ça me coûte autour de 5 000 $ de frais fixes, c’est juste pour ouvrir la porte. 5 000 et 6 000 $ par jour et vous vendez 300 $ dans la journée, on ne peut pas trop y arriver ».

-Claude Bonnet, propriétaire du Moulin de Provence

La présidente du Conseil du trésor et députée fédérale dans Ottawa-Vanier, Mona Fortier, a indiqué par courriel continuer à explorer les options pour soutenir les résidents, les entreprises et les travailleurs.

La Ville d’Ottawa, de son côté, a adopté une motion à cet effet lundi soir.

« Demander à la province et au fédéral de mettre sur pied un programme qui vient en aide aux entreprises du centre-ville d’Ottawa. Au conseil municipal de la Ville, hier, j’ai demandé aux autorités de la Ville c’est quoi l’ultimatum ? Quelles sont les actions qu’on va pouvoir évaluer ? Je n’ai pas eu de réponse claire ».

-Mathieu Fleury, conseiller municipal d’Ottawa-Vanier

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